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Exposition Raymond Depardon à Nice

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J’ai eu le plaisir de pouvoir visiter l’exposition du photographe Raymond Depardon la semaine dernière lors de mon passage à l’espace Lympia sur le port à Nice.

Pour commencer, il est peut être intéressant de vous en dire plus sur l’artiste.

En 1954, Raymond Depardon vit à la ferme du Garet ou il y prend ses premières photographies. « Un Noël, mes parents ont offert à mon frère un appareil photo très rudimentaire : un Lumière 6 x 6. J’étais très jeune, mon frère l’a laissé traîner et je le lui ai vite emprunté. J’ai commencé à photographier les chats et les petits veaux. Plus tard, j’ai osé photographier mes parents dans la cuisine un jour de semaine puis un dimanche, juste avant d’aller visiter des cousins dans la Bresse…»

En 1958, Raymond Depardon quitte la ferme pour Paris ou il sera assistant dans un studio un bref moment. Sa carrière commencera véritablement avec un reportage sur l’expédition SOS Sahara en 1960 pour Paris Match. Grand reporteur, il couvrira les plus grands événements. Pendant cette période, il s’est rendu sur les théâtres de guerre (Liban, Afghanistan), ou il documentera les problèmes ethniques et humanitaires de la fin du XXe.

En 1967, il a co-fondé l’agence de photojournalisme Gamma qu’il a un temps dirigée, puis confiée à d’autres mains pour rejoindre, en 1979, la coopérative Magnum.

Aujourd’hui, l’exposition « Traverser », nous invite à découvrir les l’œuvre de l’artiste depuis ses premiers pas à la ferme du Garet jusqu’à aujourd’hui.

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Chez Depardon, l’écriture domine. Elle donne son propre rythme face à ce qui se présente, les fameuses « absences » du photographe ou le silence du cadreur.

Le texte prend le relais depuis ses correspondance new-yorkaise.

Produire des images en apparences banales, du quotidien, sans éloquence marquée, et pourtant lourdes de sentiments. Voilà l’enjeu qui conduira l’observateur dans l’errance volontaire, avec toujours la détermination de créer une sorte d’archive à transmettre.

Ce panorama en 100 clichés, met en lumière, la rencontre entre le photographe du réel et son imaginaire. Entre la photo de rue et ses fantômes, comme un road movie intérieur et le carnet de bord d’un expatrié.

« J’essaie d’encadrer le réel devant moi. Il n’a souvent que peu d’intérêt en réalité. Il faut que je rêve ! ».

L’exposition est à voir à L’Espace Lympia en partenariat avec la Fondation Cartier-Bresson. Elle se termine le 16 septembre alors n’hésitez pas à y faire un tour pendant vos vacances.

Bonne visite … Crédit : Lira da rocha Julien

Entrée libre

Du mercredi au samedi : 14 heures à 19 heures

Dimanche : 10 heures à 12 heures / 14 heures à 19 heures

Fermeture les lundi et mardi

Autre visite à faire : Visite du jardin exotique de Monaco

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